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Gigposters 2 - Clay Hayes - 2011


Gigposters 2 - Clay Hayes - 2011

Clay Hayes is the founder and owner of Gigposters.com, the one and only unmiseable poster on the web. If you have ever wondered how to build a Lego band, or, more than all if you have ever wondered how would look like the fornication result of Motorhead’s monster logo and Hello Kitty, then, this book is definitly for you, you’ll have all the answers you ever dreamt of.



By the way, if you are just a gig posters lover, with no weird expectations like the sexual life of Hello Kitty, then, I doubt I really have to tell you that this book is for you. 2 years after volume 1, Clay Hayes brings back 101 new designers from, more or less, all over the world.

The book is sized 36.5 x29 cm.On the front of each you will find a poster picture, on the back six small illustration and comments regarding the designer. Each page can be removed thanx to the soft cover format, so that you can easily have 101 posters ready to frame. The paper is fairly thick and dull. But reluctant to destroy the pages, I'll probably buy myself another one just to hang some of the posters on my walls.

If you still hesitate on wether or not you should buy it, the list bellow should help you to do the right choise … ;)

Adam Pobiak, Alan Hynes, Alana Bailey, Altieri Art, Ames Bros, Anville, AS Printing Press, Atzgerei, Baker Prints, Blackheart Studios, Ben Wilson, Broken Press, The Bubble Process, The Bungaloo, Chicken Billy, Clint Wilson, Clinton Reno, The Comet Substance, Concepcion Studios, Craig Horky, Craig Updegrove, David V. D'Andrea, Dead Meat, Dirty Donny Gillies, DKNG, Doe Eyed, Doublenaut, Douze Studio Dresden, Dr. Alderete, Droid, Empire Press, Erick Montes, Frida Clements, Ghost-Town Studio, Graham Pilling, Gunsho, The Half and Half, Hatch Show Print, Hyp Inc, Idiot or Genius?, Insurgentarts, Iron Canvas Studios, Iskra Print Collective, Isle of Printing, Ivan Minsloff, James Flames, Jeral Tidwell, Jeremy Wilson, Jim Mazza, Joe Whyte, John Howard, Johnny Sampson, Justin Santora, Kill Hatsumomo Prints, Kunny van der Ploeg, Landland, Madpixel Art and Design, Mara Piccione, Mark McCormick, Mark Sgarbossa, Marq Spusta, Matt Terich, Maximum Flouride Killustration, Mike Saputo, Mike Weihs, Mile 44, Nat Damm, Nerl Says Design, Nick DuPey, Petting Zoo Prints & Collectables,
Pfahlert Creative Labs, Punchgut, R. Black, Rich Kelly, Robbie Fuct, Ryan Duggan, Scott Campbell, Scraped Knee Studios, Scrawled Design, Shawn K. Knight, The Silent Giants, Small Horse Studio, Sonnenzimmer, Spike Press, Standard Deluxe Inc, Standard Design, Status Serigraph, Subject Matter Studio, Switchopen Illustrations, T-Bone & Aljax Production and Design, Tim Huesken, Tom Bagley, Traci Edwards, Two Arms Inc, Two Rabbits Studios, Tyler Stout, Uglybogus, Us &Them, Weapons of Mass Design, Weathermaker Press, Will Ruocco

Antoni Cadafalch - Skullface

Antoni Cadafalch - Skullface - Superbe comme souvent chez Korero


Bon, on va pas y aller par 4 chemins, pour "nichesque" qu'elles puissent être, les éditions Korero Books n'en finissent pas de sortir de superbes ouvrages pour qui s'intéresse au graphisme "rock" au sens large. Comme, entre autre, les 2 tomes, incontournables, dédiés au Kustom Graphics: Hot Rods, Burlesque and Rock 'n' Roll, déja chaudement recommandés.

 

 


Aujourd'hui c'est à un monument de la contre culture au sens large, une icône, au sens premier du terme, bref un passage obligé dans tout dessin "rebelle" que s'attèlent les auteurs: la tête de mort ainsi qu'on l'appelle en France. Symbole de rébellion si l'en est, de subversion, au parfum sulfureux teinté de romantisme noir.

Comme il est judicieusement rappelé dans la brève mais passionnante introduction, ce bout d'os ornait avantageusement la ceinture des chefs barbares du temps des romains, imaginez la réaction de nos amis entogés quand ils se trouvaient face à pareil ornement. A peu près le même dégout et la même stupéfaction que la mère de famille qui découvre que son gentil petit bébé en sucre s'est mué sans qu'elle s'en aperçoive en ados gras et boutonneux bagouze keithrichardsienne au doigt (d'honneur ?).

Bref, plutôt qu'à une étude socio-éthnico-lourdingue du phénomène, de ses origines et de ses significations, c'est à un voyage contemplatif que nous invite le livre, balayant les oeuvres de quelques 80 artistes en totale liberté sous la seule contrainte d'illustrer le réceptacle à cerveau. Et c'est peu de dire que la diversité, la surprise et le génie sont au rendez vous. Des petits squelettes presque artisano-naifs d'un Mike Egan aux oeuvres baroques de Jerry Manning; Des noirs et blancs tranchants de maîtrise d'Hydro74 au pop art coloré de D*Face, en passant par le trait crytpo-catoonesque de Ragnar, l'inspration Derek Hess de Craww...vous en voulez encore ? J'y retourne alors, je ne m'en lasse pas, ambience strip book pour Michael Hacker, toolesque pour Charlie Immer, et un chef d'oeuvre absolu de poésie noire que je vous laisse découvrir par vous même page 108 ;)
Adeptes de l'huile, de l'acrylique, du marqueur et (dans une moindre mesure) de l'infographie, bikers, rockers, rebelles à causes interchangeables, pirates des temps modernes, sécessionnistes apatrides, métalleux, gothiques, pour peu que vous ayez une paire d'yeux correctement placés dans leurs orbites, ce bouquin est pour vous, ça vous reposera les yeux des heures de pubs aseptisées auxquels ils sont soumis quotidiennement.

Emek: The Thinking Man’s Poster Artist - Collected Works of Aaarght! (2010)

Emek: The Thinking Man’s Poster Artist - Collected Works of Aaarght! (2010) - Indispensable

Adoubé, dès la quatrième de couverture, par ses pairs les plus illustres ( “Emek's work is among the very best of the genre of posters being created in the world today.” - Art Chantry, “Emek is a true pioneer of the new wave of poster artists in the late 20th century.” - Stanley Mouse, “Emek's book kills Fascists!” - Frank Kozik) Emek est, sans aucun doute possible, l’un des artistes les plus importants de la scène rock-poster contemporaine. Certaines de ses oeuvres (comme la guitare squelette réalisée pour Queens of the Stone Age, la baleine de The Decemberists, ses posters pour Erykah Badu mais la plupart de ce qu’il a pu faire ces dernières années) en font l’un des plus sérieux prétendant au titre de Rick Griffins du XXIème siècle.


A tout seigneur, tout honneur, donc, les éditions Gingko Press publient aujourd’hui une « retrospective » de son travail, largement documentée et commentée, reproduisant la quasi-totalité de sa production passée, dans un format qui permet d’en apprécier tous les détails, et Dieu sait si l’artiste en parséme ses dessins. De ses premières œuvres (toutes premières même) jusqu’à ses affiches politiquement les plus engagées, en passant par, évidemment, tous les posters de concerts, sur papier, carton, jeans (sisi vous avez bien lu, 150 exemplaires sur toile de jeans réalisées en grande partie à la main), voire même gravés dans la pierre, tout y passe.


Non content de constituer un catalogue quasi-exhaustif de ce qu’a pu imprimer l’artiste, l’ouvrage, au demeurant très classieux avec sa couverture granuleuse et son papier épais, classé selon une thématique discutable certes, mais qui a le mérite d’exister, présente aussi quelques pages de crayonnés, d’études de typo et autres brouillons qui permettent de mieux comprendre encore comment travaille Emek.


Beau bonus pour les petits frenchy que nous sommes (bien obligés de nous coltiner le texte en anglais, aucune traduction n’étant disponible à l’heure où j’écris ces lignes), on retrouve aussi tous les travaux réalisés dans le cadre de sa collaboration avec les Rita Mitsoukos.

Enfin, histoire de ne pas limiter sa généalogie aux seuls Griffins, Kozik, Mouse ou quelques autres, un petit chapitre est consacré à sa famille, sacrément artistique si l’on en juge par la variété des talents qui la compose.

Complément indispensable, à tout amateur d’affiches rocks, des The Art of the Fillmore et The Art of Modern Rock, ce magnifique bouquin ne laisse qu’un seul regret, celui de devoir être acheté forcément en 2 exemplaires pour pouvoir en découper un et s’offrir ainsi une déco superbe sans avoir à claquer la fortune qu’atteignent certaines des ilustrations d’Emek à l’heure actuelle.


Ne reste plus à espérer que Gingko Press poursuive cette heureuse initative en s’attaquant à l’œuvre d’un Justin Hampton, d’un Derek Hess ou John Dyer Baizley.

Julian Balme - Kustom Graphics: Hot Rods, Burlesque and Rock 'n' Roll (2008)

Julian Balme - Kustom Graphics: Hot Rods, Burlesque and Rock 'n' Roll (2008)

Enfin! Enfin un livre qui sent bon la graisse, l'huile de moteur, le sexe, la vitesse, le rock n'roll des pionniers et....la mort ! Voila un livre qui vous replonge dans les fanges de la culture underground US des 50s et ce à grand coup de trait de crayon sobre et de couleurs criardes...


De Johnny Ace (et sa compagne Kali Verra) poursuivant la tradition d'Ed Roth et du Rat Fink pour le compte de shows du Reverent Horton Heat, Link Wray, Electric Frankenstein, Rob Zombie ou bien d'autres stars de ce que l on qualifiera abusivement de psychobilly. De cette paire là donc aux hot rods impeccables du frenchy Empire 32, des esthétiques et irrésistibles pins up de Mark Wasyll ou Tyson Mcadoo aux splendides mais hideuses créatures du québécois Felix LaFlamme. en passant par les japonaiseries des (japonais) Ken The Flattop ou Fudemae, c est à un véritable tour du monde de cet art si codifie qu'il n'a plus besoin de frontières que nous invite Kustom Graphics.

Culture surf, hot rods, monstres de série Z, pins up aguicheuses et tètes de mort, diables et moteurs sur-vitaminés voila les codes du genre et, quelque soit leur origine, tous les artistes s'y plient bien entendu sans pour autant perdre une seule once de leur personnalité et c'est d ailleurs ce qui fait de ce livre. à priori si élitiste, un régal: constater une fois encore la diversité des résultats obtenus en partant pourtant d'une base identique. Imagination, talent et, n'ayons pas peur des mots, génie se chargent du reste et de ces 3 éléments, les artistes ici présents n'en manquent pas !

40 artistes représentés repartis également aux 4 coins de la planète, si d aventure; pour Noel; vous cherchiez une idée pour le futur tatouage de votre belle mère, aucun doute que le dessin en figure déjà ici, superbement mis en valeur par un format qui, chose rare, permet d en apprécier tous les détails.

Gayle Lemke - The Art of the Fillmore: The Poster Series 1966-1971 (2001) - L'ancien Testament


Gayle Lemke - The Art of the Fillmore: The Poster Series 1966-1971 (2001)

Malheureusement jamais traduit en Français et difficilement trouvable aujourd'hui, ce livre est la référence en matière de ce qu'on appellera par faut "posters psychédélique". Sur une période de temps finalement assez courte, le Fillmore West (et East peu après) sera l'épicentre de l'explosion de la scène musicale américaine de la fin des 60s - début des 70s. Grateful Dead, Doors, Jefferson Airplane ou encore les Byrds, Led Zeppelin et le Big Brother de Janis Joplin, tous y défileront, y livreront des prestations légendaires pour un public acquis a leur cause (révolutionnaire) et souvent passablement défoncé. Pour promouvoir ces shows, c'est tout une génération d'artistes graphiques, faisant fi de toutes les contraintes habituellement liées à l'exercice de la publicité, qui vit le jour. On retrouve donc ici Wes Wilson, John Meyers, Peter Bailey, Bonnie Maclean, Charles Seeley, Greg Irons, Victor Moscoso, Jim Blashfield, Nicholas Kouninos, Stanley Mouse, Lee Conklin, Jack Hatfield, Rick Griffin, Dana Johnson, Patrick Lofthouse, et Randy Tuten.


Après une introduction bienvenue, retraçant les prémices du phénomène et replaçant l'ouverture de la salle mythique dans son contexte historique et social, revenant sur le talent de Bill Graham, passionne autant que businessman avise qui a su capter au bon moment les gouts et les envies de cette génération babyboomesque californienne, après cette introduction donc, les portes (de la perception ?) du musée s'ouvrent enfin.

L'intégralité des affiches du Fillmore est ainsi reproduite, en pleine page pour certaines ou, plus souvent dans un format plus petit sans qu'elles ne perdent en aucun cas, leur efficacité subjective et leurs qualités artistiques. Lettrage tarabiscote, influence art nouveau, pop art, cartoons, photomontages, il y en a pour tous les gouts et, en prenant n'importe quel page au hasard, je doute que vous ne tombiez pas au moins sur une œuvre qui n'attire immédiatement votre regard, si ce n'est qui vous fascine.

Bible indispensable au collectionneur, le seul regret que l'on puisse avoir est, qu'une fois repérée et référencée (chaque poster est référence BG xx), la découverte du montant des enchères sur le net vous laisse quelque peu sonne. Preuve que ces posters initialement distribués gratuitement a la fin des concerts ou dans quelques boutiques de Haigh Ashbury, sont aujourd'hui considérées comme un dérivé du pop art a part entière. En témoigne l'exposition que leur consacra le musée de la publicité a Paris, il y a quelques années de cela, et dont le catalogue, moins luxueux et complet que le bouquin qui nous intéresse aujourd'hui, fera parfaitement l'affaire si vous souhaitez vous familiariser avec le sujet.

En revanche, si pour vous il est trop tard, et que vous êtes déjà complètement accro, vous vous régalerez de trouver ici une courte biographie de chacun des artistes, permettant de mieux en apprécier la technique et les influences, ainsi qu'un index complet permettant de croiser posters, groupes et auteurs.

On regrettera que le bouquin se limite a la salle du Fillmore (mais c'est explicitement précisé dans le titre, donc on sait a quoi s'en tenir) tant il est vrai que l'époque fut prolifique en œuvres d'arts publicitaires et que, au hasard, l'Avalon Balroom n'avait pas grand chose à envier, dans le domaine, au Fillmore. On regrettera peut être aussi que l'ensemble des affiches ne soient pas représentée en pleine page, laissant dubitatif sur le fait que tel poster se voit accorder ce privilège alors que tel autre est réduit a un quart de la surface qui aurait du être la sienne, mais la encore, c'est une histoire de gout dont chacun sait qu'il ne se discute pas. De toute façon, sur le sujet, ce bouquin est le plus beau et le plus complet qui existe, alors pourquoi pinailler ?

A la fermeture de la salle, et le lent déclin des idéologies en vogue, le phénomène disparaitra presqu'aussi vite qu'il était apparu et c'est une toute autre forme d'art graphique qui viendra illustrer l'explosion du mouvement punk, en noir et blanc xeroxisé. Jusqu'à l'émergence d'une nouvelle génération d'artistes qui remettra l'affiche sur le devant de la scène dans les années 90, mais ca, c'est une autre histoire qui continue encore aujourd'hui.